• Alice Guy 1968+2008


    Jusqu’en 1939, les femmes réalisatrices sont dans le monde entier une douzaine. De 1915 à 1925, elles se comptent sur les doigts d’une main. En 1914 elles sont deux. Avant cette date, il n’y en a qu’une : elle est française et s’appelle Alice Guy.
     

    Décédée le 24 mars 1968 (à l’âge de quatre-vingt-quinze ans) dans une maison de santé américaine, Alice Guy n’est pas seulement la doyenne des réalisatrices de films. Elle est parmi elles la seule qui ait vu naître le cinéma. Sa carrière, achevée en 1920 aux usa, a pris naissance au xixe siècle à Paris, , en mars 1896 elle tourne "La fée aux choux", aux Buttes-Chaumont,,là où elle construisit le premier studio Elge  Son œuvre est également la plus prolifique : environ trois cents bandes de vingt à six cent quatre-vingts mètres** jusqu’en 1906 ; plus de trois cents films de moyen et long métrage de 1910 à 1920. Elle a fondé et dirigé, ou contribué à la fondation aux usa, de quatre sociétés de production et d’une société de distribution. Elle a défié le trust Edison, bravant son interdiction de produire des films de plus de deux bobines.

    . Cette carrière en deux tronçons séparés par l’Atlantique — inaugurée dans la période préhistorique et achevée avant que naisse l’histoire du cinéma — a été oubliée ou attribuée à d’autres.

    Alice Guy est née à Paris le 1er juillet 1873 au sein d’une famille aisée, bourgeoise mais ruinée à trois reprises, dont une fois par un tremblement de terre.Conçue dans la jungle chilienne,née a Saint Mandé,  après un long voyage (le canal de Panama n’existait pas), elle retrouve a quatre ans sa famille à Santiago du Chili, en repart à six ans et poursuit son éducation à Paris au couvent du Sacré-Cœur. A la mort de son père, décidée à assurer son indépendance, elle apprend la sténodactylographie, spécialité alors assez rare. Sa mère, qui dirige des comités de bienfaisance, y rencontre la famille de Elge, Alice est engagée par celle-ci

    Les établissements Elge ont succédé en 1885 au Comptoir de photographie. Ils fabriquent des pellicules et appareils, l’invention des frères Lumière les amènera à s’intéresser au cinéma. En 1896, avec la collaboration de l’ingénieur Demeny, Elge a lancé un appareil de format 60 mm. En 1897, avec l il met en vente un appareil de format 35 mm destiné à la prise de vues et projection. Il est suivi en 1898 d’un appareil peu coûteux destiné uniquement à la projection : le "chronophotographe " lancé en grande série auprès des exploitants. A titre accessoire et pour les besoins de la démonstration, Elge a produit jusqu’ici quelques bandes documentaires ou d’actualité. Le succès du nouvel appareil l’oblige à fournir aux acheteurs des films de fiction analogu


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